Quelle Histoire ? Quel patrimoine ?

Pourquoi s’intéresser à l’histoire ou à celle des autres ? Comment nos vies sont-elles consciemment ou non, traversées par l’histoire ? Par quelles portes y entre-t-on ?

La démarche de Perpétue repose sur une approche éthique et scientifique, faite de curiosité, d’écoute et d’observation. Parce que tout s’inscrit dans le temps et que l’histoire est inachevée, elle veut porter une attention particulière à la fluidité et au mouvement, à la continuité ou à la discontinuité des itinéraires et des ressources, aux mutations.

La conception traditionnelle du patrimoine matériel n’est pas remise en cause, mais Perpetue fait en parallèle le choix de restituer à l’histoire sa part la moins visible , en s’attardant sur la diversité du capital social et culturel, et à tout ce qui peut fabriquer le tissu de l’histoire.

Pour qu’une saine curiosité nous préserve de l’indifférence et du formatage, à commencer par les rapports de proximité, et que cette curiosité nous serve de ferment pour aborder l’avenir.

Nous avons tellement de projets accomplis derrière nous que nous aurons de quoi construire un futur par la revivification de ces multiples héritages.
(Paul Ricoeur)

  • L'apport de la collecte dans l'histoire
    L’apport de la collecte dans l’histoire
    MJC ST Mury-Ste Agnès 1980 - © E Calandry

Au XXème siècle et plus particulièrement dans les années 80 en France, l’intérêt du public et des chercheurs s’accroit pour une histoire plus populaire et attentive au quotidien.
Animateurs de terrain, anthropologues et historiens de l’oralité parmi lesquels Philippe Joutard et ses disciples (Anne-Marie Granet-Abisset, Jean-Noël Pelen) ont formé notamment en Provence et en Rhône-Alpes des équipes de collecte dans le but de capter les témoignages vécus et de transmettre une culture ne passant pas nécessairement par le document écrit.