Dans les villes et les montagnes, depuis la vallée péri-urbaine jusqu’aux alpages et hautes terres en passant par les hameaux, les combes et les adrets, Perpétue a lancé des stolons ici et là, pour proposer un type d’accueil adapté à des projets professionnels, scientifiques et/ou artistiques, histoire de prendre le temps nécessaire à la réflexion, l’action, la création.
Un atelier-bureau partagé entre la recherche et l’écriture de l’histoire, et la pratique artistique de la mosaïque. Un espace de médiation culturelle adapté pour des rendez-vous de travail et de petites expositions entre rue et jardin.
Un gîte indépendant et des chambres chez l’habitant. Divers espaces de vie et de travail intérieur/extérieur. Observer, entendre, esquisser, échanger dans des conditions et un environnement qui s’y prêtent... un torrent, un verger, et des chemins pour s’échapper.
Que parfois la nature à notre réveil, nous propose ce à quoi justement nous étions disposés, la louange aussitôt s’enfle dans notre gorge, nous croyons être au paradis... Préparé par la nature, prêt à faucher ou à paître, le pré, une surface amène, en réponse ou en appel à la pluie, la plus douce des propositions de la nature à l’homme, animal vagabond. Couche naturelles, carpe diem, cueille le jour, cette journée, enfin un pré... tiré à quatre rochers, ou quatre aubépines, espéré par les nymphes, les danseurs, les ruminants, les voyageurs... Le lieu de la résurrection sous sa forme la plus élémentaire, préfixe à tous les verbes, à toutes les actions, il fleurit.
(Francis Ponge, La fabrique du pré)